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Spherolith, Damien Bénéteau

© Damien Bénéteau / Courtesy : Galerie Mathias Coullaud

Damien BENETEAU

Exposition Personnelle

« Monolithes » 

Cette série se concentre sur le travail de la surface plane et rompt avec l’utilisation du balancier qui prévalait jusque là dans sa démarche. En jouant cette fois sur le mouvement d’un anneau excurvé, porté par deux fines tiges, Damien Bénéteau sculpte un iris décliné en trois formes — sphérique, ovoïde, pavillonnaire — qu’il place quasiment au centre de ses parallélépipèdes. Les transformations produites par la lumière, poussées jusqu’à faire perdre de vue sa source réelle, s’accompagnent d’un léger bruit, amplifié par résonance, conférant aux œuvres une présence manifeste. Non sans rappeler le mystérieux totem kubrickien de 2001, L’Odyssée de l’espace, chacune de ces stèles noires, corps brut et lieu d’intrigue, oscille ainsi entre puissance de séduction et mise à distance inquiétante.

« Les Reliefs »

Avec les Reliefs, Damien Bénéteau expérimente un dispositif formel radical, remontant aux racines de sa démarche. Ses monochromes noirs sur tôle font en effet dialoguer volume géométrique et dégradé de lumière pour donner au matériau une plasticité en mouvement. Chaque Relief laisse ainsi apparaître en son centre un disque légèrement incurvé ou au contraire bombé qui se détache à peine de la surface, installant une différence de perception minimale au cœur de la matière. Mais alors que dans ses travaux précédents, les transformations optiques étaient portées par des dispositifs lumineux et mécaniques internes à la sculpture, Damien Bénéteau compte ici sur la circulation du spectateur autour de l’œuvre pour activer une vision dynamique qui en dévoile les infimes variations. En travaillant l’inframince, l’événement tout juste perceptible, il met ici en branle l’imagination et la sensorialité du spectateur, plongé dans les interstices sculpturaux et picturaux qui se créent sous ses yeux.

« Variations »

La série des « Variations » repose sur un principe de balancier, dont le rythme est déterminé par le poids propre à chaque volume. Thématique transversale, commune aux mathématiques, à l’astronomie, à la biologie et à la musique, la variation indique un écart, une manière de différer par laquelle la sculpture animée fait ainsi valoir sa singularité. Evoquant furtivement les contours d’un haut-parleur, d’une note ou d’un métronome, ces sculptures ponctuent la musique du temps qui s’égrène et l’écho de sa pulsation organique.

Textes de Florian Gaité, février 2015
EXPO 16/04/2015 > 13/06/2015
Galerie Mathias Coullaud

Galerie Mathias Coullaud

T +33 01 71 20 90 41
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