;

Gregory Forstner, Le Déjeuner sur l'Herbe 3, 2015

huile sur toile
250x200 cm
© Bill Orctt // Courtesy Grégory Forstner
;

Gregory Forstner, Blue Collar chilling- out, 2016

huile sur toile
40,5x30,5 cm
© Bill Orcutt // Courtesy Gregory Forstner
;

Gregory Forstner, Thanksgiving 3, 2016

huile sur toile
86x127 cm
© Bill Orcutt // Courtesy Gregory Forstner
;

Gregory Forstner, Le Philosophe 3, 2016

huile sur toile
127x86 cm
© Bill Orcutt // Courtesy Gregory Forstner
;

Vue d'ensemble Le déjeuner sur l'herbe - Grégory Forstner

© Louis Delbare // Galerie Mathias Coullaud

LE DEJEUNER SUR L'HERBE

Gregory FORSTNER
Exposition Personnelle
Curateur Associé: Christophe Langlitz

Une tradition.
La force d’une tradition.
Et l’idée de s’y adosser pour la dépasser, la critiquer, la détruire.
User (de) la tradition pour en faire une oeuvre contemporaine quasi abstraite, absurde et politique.

Ce sont les ressorts de la démarche de Gregory Forstner qu’il analyse avec ses mots dans son opuscule « L’Odeur de la Viande » - éditions Esperluete, 2015 - et qui traversent toute son oeuvre picturale et graphique.

Le titre du solo show de Gregory Forstner que la galerie Mathias Coullaud, en collaboration avec Christophe Langlitz Art, présentera du 10 mars au 14 mai 2016, est le « Déjeuner sur l’Herbe ».
En 1867, dans un texte consacré à Edouard Manet, Emile Zola s’écriait que « Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur nature dans un paysage. » Forstner se place sur ce hiatus, « figure humaine / paysage » comme métaphore du conflit, des conflits qui l’obsèdent : le maitre et l’esclave, l’homme blanc / l’homme noir, la véracité premières des images / l’inconscient collectif qui en découle, la nature et la culture bref, utiliser la peinture - médium le plus traditionnel (le plus critiqué?) - pour révéler un propos contemporain et violent sur l’humanité.

Sa peinture est un outil qui à la fois nous rassure pour mieux nous déstabiliser.

Plus de 15 toiles et dessins inédits de Gregory Forstner seront présentés dans l’exposition.

Né en Afrique, français et autrichien, vivant aux USA, Forstner navigue depuis toujours sur le fil d’archal entre plusieurs cultures, tabous et continents. De fait, le racisme et la condition de l’homme noir, comme figure d’une forme humaine d’oppression et de domination, le révolte. La série de dessins inédits qui seront présentés lors du salon Drawing now (plus de 12 dessins) s’intitule « le Majordome ». Référence indirecte au film éponyme de Lee Daniels, cet ensemble met en scène évidemment un homme noir au service des blancs et dénoncer encore une fois l’exploitation, l’esclavagisme et toute l’imagerie naïve ou engagée qui en découle.

« Les peintres n'ont pas cette préoccupation du sujet qui tourmente la foule avant tout ; le sujet pour eux est un prétexte à peindre tandis que pour la foule le sujet seul existe. »
Emile Zola, Edouard Manet, 1867


Mathias Coullaud-Février 2016








ÉLÉMENTS ASSOCIÉS