James Bidgood, Vintage

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James Bidgood

James Bidgood

Biographie

Né à Madison, dans le Wisconsin, en 1933. James Bidgood arrive à New- York à l’âge de 18 ans, à l'époque où la libération sexuelle n'était encore qu'une vague idée et pas encore une cause.

A maintenant 83 ans, il est à la source de l'histoire contemporaine gay. Alors qu’en premier son oeuvre est rejetée et qualifiée d’obscène, les deux jugements de la Cour suprême, Roth v. United States (1957) et Manual Entreprises v. Day (1962)* ont permit une ouverture vers la reconnaissance de son esthétique.

Aujourd’hui, David LaChapelle et Pierre et Gilles ont ouvertement exprimé leurs liens esthétiques envers l’oeuvre de James Bidgood.

Longtemps, son oeuvre, ensemble conceptuel composé de costumes fantastiques et de couleurs brillantes, a été difficile à catégoriser. Mais rétrospectivement, force est de constater que l’oeuvre de Bidgood est en réalité un signe avant-gardiste de l’esthétique gay actuelle.

La passerelle que son travail a créé entre le monde de l’art et la culture queer est ce qui a rendu sa carrière remarquable. Bidgood n’est pas seulement un artiste gay faisant de l’art : c’est un artiste gay faisant de l’art gay et même très gay. Esthétique gay qui, d’ailleurs, depuis cinquante ans, n’a cessé de se diffuser dans toutes les expressions culturelles telles que la musique pop, la mode, la photographie ou encore la publicité.
Bien que le sujet ne soit pas ici politique, le fait de réaliser un tel « art homo » dans un climat aussi hostile s’y apparente beaucoup. Mais cela ne signifie pas non plus que le contenu du travail de Bidgood soit léger : en vérité, il est plein de symbolique et de déclaration politique.

L’artiste a réalisé un oeuvre stimulante qui n’a pas seulement affectée l’histoire de l’art gay, mais l’histoire du mouvement gay lui-même. Pour appréhender sa carrière, il est important de garder à l’esprit que Bidgood a travaillé presque anonymement, et que son oeuvre est en passe de retrouver tout le mérite esthétique et l’impact historique qui lui revient.


* Le premier, fait date, en cassant un jugement de condamnation pour obscénité d'un éditeur californien (Roth) pour diffusion de littérature érotique au motif que l'érotisme est considéré comme un mode d'expression et est donc protégé par le Premier Amendement de la Constitution. Le second de 1962 précise que la publication de photos d'hommes nus n'est pas considérée comme obscène et ouvre la possibilité d'une presse érotique gay.

James Bidgood, L'art et le sexe, par Christophe Donner

JAMES BIDGOOD, L'ART ET LE SEXE
par Christophe Donner ( novembre 2016 )

Une seule chose semble résister à l’art : le sexe. En images ou en mots, la chose s’impose comme un sujet exclusif, interdisant toute espèce de cohabitation avec, par exemple, l’amour.

Ça fait quinze ans que j’essaie d’écrire un livre qui raconterait mes histoires d’amour, mais pour de vrai, avec du sexe à l’intérieur. J’en suis à la cinquantième version et j’ai beau tourner la chose en tous sens, les passages spécifiquement sexuels n’arrivent pas à trouver leur place. Plus exactement, à peine introduits, ils prennent toute la place, envahissent l’esprit des lecteurs qui ne pensent alors plus qu’à ça, ne me parlent que de ça, les uns pour se plaindre qu’il y en a trop, les autres pour regretter qu’il n’y en ait pas assez.

Le plus triste, c’est qu’à l’intérieur de ces moments, l’amour qu’ils recèlent passe inaperçu, ou pire semble du remplissage.

Il me faut donc admettre, j’en suis là, qu’il y a un art qui s’appelle la pornographie, un art jaloux, incompatible avec le reste.

J’aurais dû comprendre plus tôt en quoi consistait l’intuition géniale de James Bidgood. L’atmosphère humide de ses photos et de son film Pink Narcissus révèle l’étanchéité de certains instincts, certaines émotions et sentiments.

L’amour que porte éventuellement à tel ou tel de ses modèles, l’artiste se garde d’en tirer un film hollywoodien.

Il fonde un art qui existe depuis longtemps, qui n’est pas ce qu’on appelle alors l’érotisme, et qu’on n’appelle pas encore le porno, mais ça en est, ce n’est que ça, magistralement.

Reste la question de la beauté. On croit qu’en devenant belles, les images quittent le champ émotionnel de la pornographie. Et qu’à l’inverse, la perte du beau disqualifie le roman d’amour. En réalité, la beauté fonctionne comme une interface : une face tournée vers l’amour, l’autre vers le sexe. Incarnée par l’unique objet de notre désir, et dans la mesure où il n’existe pas de film, de roman cubistes, c’est toujours ou l’une ou l’autre face de la beauté que l’artiste présente, et que l’amateur découvre.

Interdit, underground, kitch, culture gay, l’oeuvre de Bidgood sera passée par d’affreuses moulinettes, en cinquante ans, la pire étant sans doute cet ouvrage publié par les éditions Taschen.

En agrandissant les polaroïds originaux, en numérisant pour les nettoyer et changer leur couleur, on a obtenu un produit commercial des plus laids, un contresens tragique, mais symptomatique de cette époque d’où il semble que nous allons sortir : celle de la popularisation, de la démocratisation, de la vulgarisation des objets les plus rares.
 
Le climat d’aujourd’hui est à « l’art contemporain ». Petite galerie. Public restreint. C’est peut-être la dernière chance pour l’oeuvre de James Bidgood de tomber entre les mains des personnes qui la méritent. Des amateurs d’art suffisamment fortunés pour assurer l’entretien de ces bijoux éphémères, en suivre la décomposition, en retarder le plus longtemps possible l’effacement.

Car il n’est pas question d’accrocher « son Bidgood » dans le salon pour épater les amis, et son père. Il s’agit de placer la fragile image entre deux feuilles de papier de soie, la glisser dans un tiroir, ou den truffer un certain livre qu’on ira rechercher de temps à autre, dans la partie haute de la bibliothèque. On la sortira de son écrin pour en observer l’évolution, la confronter au souvenir qu’on en gardait, on la montrera peut-être à un ami, un seul, pour l’épater, éventuellement à neveu, pour le troubler. Il prendra le polaroïd de James Bidgood, le tournera avec moins de précautions qu’il faudrait, tandis qu’on lui expliquera qu’il tient là, entre ses mains, la quintessence de l’art pornographique des années 60.

La splendide miniature, historique et précieuse, aura alors triomphé par là où elle avait pêché, et toutes ces années d’oubli et de maltraitances n'auront pas été vaines.
 

CV

 

Né en 1933, vit à New-York

PERFORMANCE
1952-6  Club 82, New York City— Performance de transformiste.

COSTUME DESIGNER
1996  Once Upon A Mattress, St. John’s University, New York, USA
          A Streetcar Named Desire, St. John’s University, New York, USA
1962  New Faces, Alvin Theater, New York, USA
1961-5 Junior League Mardi Gras Ball, New York, USA
1961-3 Copacabana Club, New York, USA
1961    Hi, Paisano!, York Playhouse, New York, USA
            Pericles, Barnard College, New York, USA
           Jane Derby Spring Collection, New York, USA (Co-designer)
1960   Assistant d’Arnold Scassi
1959   Thieves’ Carnival, Christ Church, New York, USA
           The Rehearsal, 42nd Street Playhouse, New York, USA

PHOTOGRAPHIE ET SCENARIO
1999-present Numérisation assistée par ordinateur, correction des couleurs et impression
1965-71 Pink Narcissus (scénariste, réalisateur, directeur de la photographie, costumes)
1963-70 Male art photographie

EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection)
2016  
“Gay Gotham,” Museum of the City of New York, New York City (Curated by Donald Albrecht) (group show)
2015   “James Bidgood,” Galerie Koll and Friends, Berlin, Allemagne
2008   “James Bidgood,” Galerie du Passage, Paris
2007  “Photographs of Bobby Kendall,” Larry Collins Fine Art, Provincetown, Massachusetts, USA
           ClampArt, New York, USA
2006   Marty Walker Gallery, Dallas, Texas, USA
2002   “Manu Arregui - Sticky Bacon,” Galeria Espacio Minimo, Madrid, Espagne
           Schoolhouse Center, Provincetown, Massachusetts, USA
2001   Galeria Maraeini, Bologne, Italie

EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)
2016   “Gay Gotham,” Museum of the City of New York, New York, USA  (Curateur: Donald Albrecht)
2015   “James Bidgood & John Maybury,” Galleria Lorcan O’Neill Roma, Rome, Italie
           “Fixation,” SomoS, Berlin, Allemagne
2014   “The Classical Nude and the Making of Queer History,” ONE Archives Gallery & Museum, University of Southern California, West Hollywood, California, USA (Curateur: Jonathan David Katz)
           “The Classical Nude and the Making of Queer History,” Leslie Lohman Museum of Gay and Lesbian Art, New York City (Curateur: Jonathan David Katz)  
           “Permanency: Selections from the Permanent Collection,” Leslie Lohman Museum of Gay and Lesbian Art, New York, USA
2013   “'Polari,” True Love Gallery, Seattle (Curateur: Steven Miller)
           “Masculin/Masculin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours”, Musée d’Orsay, Paris  

2012   “Hide/Seek: Difference and Desire in American Portraiture,” Tacoma Art Museum, Washington, USA
           “Summer Camp,” Schroeder Romero & Shredder, New York, USA
2011   “Hide/Seek: Difference and Desire in American Portraiture,” The National Portrait Gallery, Washington, DC, USA (Curateur: Jonathan David Katz and David C. Ward)
           “Hide/Seek: Difference and Desire in American Portraiture,” Brooklyn Museum, Brooklyn, New York, USA
2010   “Revealed: The Tradition of Male Homoerotic Art,” CCSU Art Galleries (Central Connecticut State University), New Britain, Connecticut, USA (Curateur: Robert Diamond)  
           “Revealed: The Tradition of Male Homoerotic Art,” Leslie Lohman Gallery, New York, USA (Curateur: Robert Diamond)
2009   “Arcadia,” ClampArt, New York, USA
           “MY CAMP,” Dollinger Art Projects and Inga Gallery, Tel Aviv, Israel (Curateur: Liav Mizrahi)
2007    M%, Cleveland, Ohio, USA (exposition collective)
           “The Male Gaze,” power House Arena, New York, USA
           “Liberté Fraternité Diversité,” Milan, Italie — Curateurs: Alessandro Riva and Eugenio Viola 2005             ExitArt, New York, USA
2003   “Como si nada,” Fundació Foto Colectiania, Barcelone, Espagne        
2001    Paul Morris Gallery, New York, USA
2000   “Because Sex Sells,” Nikolai Fine Art, New York, USA

FILMS (selection)
2014   Leslie Lohman Museum of Gay and Lesbian Art, New York, USA
2011   IFC Film Center, New York, USA, avec Queer/Art/Film Series
2010  Tate Modern, Londres, Grande-Bretagne
           IFC Film Center, New York, USA, avec BUTT Magazine
2007  ClampArt, New York, USA

PUBLICATIONS
2014   Jonathan David Katz, et. al., Classical Nudes and the Making of Queer History (Leslie-Lohman Museum of Gay and Lesbian Art: New York City), pp. 91, 125, illus. couleur en pleine page
2008   Dian Hanson (ed), The Big Penis Book (Taschen: Köln, Allemagne), chapitre dédié à l’artiste (pp.208-215).
2007   Pierre Borhan, Hommes Pour Hommes (Togouna Conseil et Éditions: Italie), illustration de la 4ème de couverture.
1999   Bruce Benderson, James Bidgood (Taschen: Köln, Allemagne)

PRESSE (selection)
- The Journal of the Leslie-Lohman Museum of Gay and Lesbian Art (été 2014), illus. de couverture Philip Gefter, “Off to Camp: The Photographs of James Bidgood, Aperture (été 2008), pp. 62-5, illus. couleur
- Juan Darío Gomez, “James Bidgood: Surrealismo homosexual,” ZERO Magazine (2008)
- Sabine Rogers, “James Bidgood: The Hot List from 2007,” OUT Magazine, (juin 2007)
- Vince Aletti, “The Masculine Mystuque,” Aperture Magazine, (été 2007), p. 57, illus. couleur p 58.
- Ottilie Godfrey and Ben Walters, “London Gay and Lesbian Festival,” Time Out London, (avril 2007)
- Jack Leger, “Shadows off the Beaten Past,” ShadowsontheWall.com (avril 2007)
- Jack Leger, “Screen Test,” QX (April 2007), p. 32, illus.
- “DVD of the Week,” Time Out London (28 mars, 2007)
- “It’s Here, It’s Queer,” Time Out New York (11-17 janvier 2007), p. 117, illus.
- Beth Greenfield, “Gay & Lesbian Listings,” Time Out New York (January 11-17, 2007), n° 589, illus. couleur
- David Velasco, “Team Player,” Artforum.com (5 janvier 2007), illus.
- Sean Fredric Edgecomb, “Camping out with James Bidgood,” Bright Lights Film Journal (mai 2006), n° 52
- Janet Kutner, “Explosion of Colorful Eroticism,” The Dallas Morning News (29 mai 2006), p. 4G, illus.
- “James Bidgood: Bidgood-Blair’s Great American Traveling Midway Shows,” Creative Capital (2005), illus.
- Holland Cotter, “Homomuseum—Heroes and Monuments,” The New York Times (24 juin 2005) Frank Holliday, “Vast Space Dwarfs Huge Inquiry,” Gay City News (23 juin 2005), Vol. 4, n°24
- Vince Aletti, “Voice’s Choices,” The Village Voice (22-28 juin 2005), illus de couverture.
- Matt Baily, notcomingsoon.com (2004)
- Von Marc Fischer, “James Bidgood,” Zeitmagazin (2001), p. 16
- Wayne Northcross, “Erotic Revisionism,” Lesbian & Gay New York (2 août 2001), p. 22, illus. “Peter Hay Halpert’s guide to photography in New York,” The Art Newspaper (juillet-août 2001), No. 116, p. 78, illus.
- Ken Johnson, “James Bidgood: ‘Photoplays from the 60’s’,” The New York Times (27 juillet 2001) David Noh, “Dreams of Beauty: James Bidgood’s Stylized Images on Display,” The New York Blade (29 juin 2001)
- “Because Sex Sells,” The New Yorker (18 décembre 2000)
- Frank De Caro, “Two Image Doctors Pay A House Call on America,” The New York Times (17 septembre 2000)
- Provincetown Magazine (juillet 2000), Vol 23.14, p. 72, illus.
- “Out on the Town,” Bay Windows (6 juillet 2000), p. 12, illus.
- Christopher Kelly, “Pretty In Pink: Two underground films recall a time when dreams were made of flesh-and we got to see Joe Dallesandro’s ass,” Out Magazine (mai 2000), p. 77, illus. “Voyeur in the Sea,” Time Out New York (1999), illus.
- Mark J. Huisman, “Pink Narcissus,” the reel thing (décembre1999), p. 44, illus.
- “Wet Dreams May Come,” The Village Voice (décembre1999)
- Aaron Krach, Christmas’ Queer Resurrection, Lesbian & Gay New York (30 décembre 1999), p. 20, illus.
- Trenton Straube, “By Any Other Name: ‘Pink Narcissus’ Long Anonymous Director Has Found His Vie En Rose Less Than Sweet,” HX Magazine (24 décembre1999), Issue 433, couverture et plusieurs illus. couleurs, p 29-32
- Anngel Delany, “Fantastic Fantasies,” The New York Blade (17 décembre1999), illus.
- “Homo Dish,” HX Magazine (3 décembre 1999), n°430
- Rob Blauwhuis, “James Bidgood, A Master Rediscovered,” Gay News Amsterdam (Septembre 1999), n°97, p. 26, illus.
- Cary James, “Picture Perfect: James Bidgood Images Revealed,” Pink Paper (juillet 1999), n°592, page de garde et p. 12, illus.
- Dennis Dermody “James Bidgood’s Bittersweet “Pink Narcissus”,” Paper Magazine (juillet1999), illus. pleine page.
- Ed Halter, “Pretty in Pink,” New York Press Arts & Listings (30 juin – 6 juillet 1999), p. 12, illus.
- David Noh, “Where Credit is Due: Director Jim Bidgood Reveals the Man behind ‘Annonymous,’” The New York Blade (4 juin 1999), illus.
- “Pretty in Pink (Narcissus),” Flaunt Magazine (juin 1999)
- Schwule Traume, Die Zeit Magazin (avril 1999), illus. couleur en couverture
- Peter Miller, New York Native (April 9, 1990)
- Laurie Stone, “Pink Narcissus,” The Village Voice (4 décembre 1984)
- Ed Sikov, New York Native (3 décembre 1984)
- Leo Mishkin, “Gay Ego Tripping In ‘Pink Narcissus,’” Morning Telegraph NY (1971) Vincent Canby, “Screen: ‘Pink Narcissus,’” New York Times (25 mai1971)

PROJETS
Apparition dans le film, « Ten More Good Years », qui suit 4 ans LGBT et explore les raisons pour lesquelles tant de personnes de cette communauté sont seuls, sans stabilité financière, et souvent au placard. (Produit et réalisé par Michael Jacoby)

COUVERTURES DE PUBLICATIONS
- The Young Physique (Août-Septembre1964), Vol. 6, No. 1
- The Young Physique (Octobre-Novembre 1964), Vol. 6, No. 2
- The Young Physique (Avril-Mai 1965), Vol. 6, No. 4
- Mark D. Jordan, Blessing Same-Sex Unions (University of Chicago Press, 2005) Muscleboy (avril-mai 1965), Vol. 2, No. 3
- Muscleboy (Août-Septembre 1965), Vol. 2, No. 5
- The Young Physique (janvier- février1966), Vol. 7, No. 1 The Young Physique (mai - juin 1966), Vol. 7, No. 3
- Film and Filming (février 1973)
- The Village Voice ( 22-28 juin 2005)

PRIX
2005   Creative Capital grant, New York, USA
           Honored artist, Spring benefit, Exit Art, New York, USA
1960   Gold Thimble, Norman Norell Award, Parsons School of Design, New York, USA
1959   Silver Thimble, John Moore Award, Parsons School of Design, New York, USA
1959   Silver Thimble, Mona Roset Award, Parsons School of Design, New York, USA
1950   Dramatic Achievement, Capital Times, Madison, Wisconsin, USA
1947   Helen Mears Art Award, Madison Women’s Club, Madison, Wisconsin, USA

COLLECTIONS
- Tate Modern, Londres, Grande-Bretagne
- Museum of Fine Arts, Houston, USA
- 21c Museum, Louisville, Kentucky, USA
- The Sir Elton John Photography Collection, Atlanta, Georgia, USA
- Leslie-Lohman Museum of Gay and Lesbian Art, New York, USA
- Yale University, Beinecke Library, New Haven, Connecticut (en cours), USA

FORMATION
1957-60 Parsons School of Design, New York, USA, Bachelor of Fine Arts

Né à Madison ( Wisconsin )
Vit et travaille à New-York
Date de Naissance 1933

James Bidgood

James Bidgood